On ne le crie pas sur tous les toits, on revendique même le contraire, mais je pense qu'intérieurement, on croit tous être parfaits.
Moi-même, je pense être parfaite, c'est pourquoi à chaque fois que j'essaie de me remettre en question (et c'est très souvent) j'en viens à la même conclusion : mais pourquoi changerais-je ma nature profonde ?
Je crois avoir compris que ma mère, ayant été éduquée visiblement très sévéremment par ma grand-mère, est tellement contente d'avoir son indépendance qu'elle vit sa vie inscouciante, et essaye par tous les moyens de faire tout le contraire de ce que sa mère lui a appris.
Par exemple, elle me dit que tout ce que je pense aujourd'hui sur l'éducation des enfants, je ne l'appliquerai pas quand j'en aurai.
C'est dommage qu'elle soit si sûre de ça, parce que ça va être embêtant pour moi quand mes enfants rentreront raides morts et vomiront dans l'entrée à 4h du matin parce que je les aurai laissés sortir le samedi soir à 15ans et que je ne pourrai pas plus les punir que la fois où ils auront craché toute leur purée sur mon chemisier blanc lorsqu'ils avaient 9 mois, ou la fois ou j'aurai essayé de leur mettre une fessée et qu'ils m'auraient dit "même pas mal :p !".
Mais je pense que si elle me dit ça, c'est surtout parce qu'elle pensait qu'en laissant faire tout ce que veulent les enfants, en ne leur mettant pas de limites, ils lui rendraient et lui seraient pleins de reconnaissance.
Et là, dans ma fine perfection, je dis :ahhaaa.
Mais tout cela n'est qu'égocentrisme et effronterie, je dois croire que je ne suis pas parfaite, parce qu'il parait que :
personne n'est parfait.
D'ailleurs je ne pense pas que je suis parfaite, j'ai des principes que je pense universels, mais qui sont visiblement loins de l'être.
Dois-je dire ON ?